1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 11:56

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Tout vient à point à qui sait attendre, et je l’ai attendu ce Gravity ! Non pas comme un film de science fiction – chose qu’il n’est pas – mais comme une sorte d’apogée du cinéma de ces 10 dernières années, le résultat de toutes les avancées technologiques, de toutes les audaces, de tous les défis. Mais justement, Alfonso Cuarón a-t-il vraiment réussi là où Cameron et consort n’ont pas voulu aller ?

 

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Lorsque Ryan Stone et Matt Kowalsky se retrouvent seuls à flotter dans l’espace, dépourvus de point d’attache, coupés de tout contact avec la Terre, et avec des réserves d’oxygène au plus bas, tout paraît perdu. Bien au-delà d’une histoire de cosmonautes, d’errance dans le noir et le froid de l’espace, Gravity est une introspection, un dépassement de soi, un voyage dans l’humain, une mort et une résurrection, un deuil, oui, c’est tout ça Gravity, l’espoir, le désespoir, la folie, l’abandon. Le courage aussi.

 

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Salle de cinéma pleine à craquer, 500 personnes rivées sur leurs fauteuils, muettes dans le silence assourdissant de l’espace, longs plans qui s’enchaînent avec une fluidité extraordinaire, Gravity s’impose aux spectateurs comme aucun autre film, il force le silence, engendre la crispation, nous impose de nous taire pour entendre le vide. Et ça marche, je n’ai que rarement vu une telle attention de la part du public, comme si chacun retenait son souffle au milieu du vide.

 

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On a tout dit ou presque sur Gravity, et ce bien avant sa sortie. On a parlé d’audace et de prouesse technologique, de révolution dans la manière de filmer. Mais finalement n’est-ce pas simplement un retour aux sources ? Ou peut-être un hybride parfait entre deux époques, celle de 2001 l’Odyssée de l’espace et celle d’Avatar ? Alternance de contemplation et de folle précipitation. Il faut les voir se dandiner dans leur jolie 3D le beau George Clooney et la revenante Sandra Bullock. L’un est fidèle à lui-même, ce qui suffit amplement ; l’une est en passe de vivre une véritable résurrection de sa carrière plombée par une succession de navets.

 

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Et Alfonso Cuarón, déjà à l’œuvre sur le superbe Les fils de l’homme, et Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban aussi, c’est vrai… Alfonso Cuarón omniprésent dans son film, de l’écriture au montage en passant par la technique, ce touche à tout de génie délivre au travers d’une histoire simple l’un des moments de cinéma les plus forts jamais vécu jusque là. Gravity est notre Odyssée de l’Espace à nous, notre train rentrant en gare, une performance qui marque une nouvelle étape, une leçon de courage magnifique et pourtant, finalement, si simple.

 

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La débauche de bons papiers est justifiée, le buzz énorme qui a gravité autour de ce film n’était pas vain, Gravity est véritablement une œuvre majeure, vue et reconnue par nombre de spectateurs déjà. Gageons que son aventure ne fasse que commencer et que son voyage le mènera plus loin que l’orbite terrestre.

 

 

19/20

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